Le patrimoine familial
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Depuis
le 1er juillet 1989, le Code civil du Québec a été modifié en
instituant un "patrimoine familial".
Cette loi a pour objectif de favoriser l'égalité économique
entre les époux et de mettre un terme à certaines iniquités
dont était parfois victime le conjoint économiquement faible
lors d'un divorce ou d'une séparation de corps ou lors du
décès de son conjoint, surtout dans les cas où les époux
avaient opté pour un régime matrimonial de séparation des
biens. La loi a pour effet d'imposer le partage en parts égales
du patrimoine familial lors du décès de l'un des conjoints, du
jugement en séparation de corps ou du divorce.
A qui s'applique la loi ?
Tous les couples mariés, peu importe la date de leur mariage et
sans égard à leur régime matrimonial, sont soumis à cette
loi. Par conséquent, les époux doivent partager le patrimoine
familial qu'ils aient conclu un contrat de mariage devant notaire
ou pas, qu'ils aient des enfants ou pas. C'est la règle
générale.
De quoi est constitué le patrimoine familial ?
La loi identifie précisément les biens formant le patrimoine
familial, sans égard au propriétaire légal de ces biens,
Ainsi, le patrimoine familial est constitué exclusivement des
biens suivants:
les résidences de la famille;
les meubles qui garnissent ces résidences;
les véhicules automobiles utilisés pour les déplacements de la
famille;
les droits accumulés dans un régime de retraite, durant le
mariage.
Il faut noter que les biens reçus avant ou pendant le mariage
par donation, legs, succession, sont exclus du patrimoine
familial.
Pendant le mariage.
Tant que le mariage dure, les règles relatives au patrimoine
familial ne modifient pas les pouvoirs qu'exerce chacun des
époux sur ses biens. En effet, chacun conserve le droit de
disposer de ses biens librement sous réserve des restrictions
visant à protéger la résidence familiale (le conjoint
propriétaire ne peut la vendre ni l'hypothéquer sans le
consentement de l'autre) et celles découlant de son régime
matrimonial (par exemple un conjoint marié sous le régime de la
société d'acquêts ne peut donner un bien faisant partie de ses
acquêts sans le consentement de l'autre).
En résumé, la nouvelle loi n'a pas pour effet de rendre les
époux copropriétaires des biens inclus dans le patrimoine
familial mais leur confère un droit de partager éventuellement
la valeur de ces biens.
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